Le musée en travaux

 De la renaissance aux premiers travaux de rénovation

Avant de réinscrire l’hôtel de Lacroix-Laval dans le projet global de rénovation du musée, il sera entièrement restauré, embelli et adapté aux normes d’accueil pour tous les publics.

Perle architecturale du XVIIIe siècle, inscrit aux Monuments Historiques, l’hôtel de Lacroix-Laval serait l’une des premières réalisations lyonnaises de Jacques-Germain Soufflot, à qui l’on doit le Panthéon à Paris et l’Hôtel-Dieu de Lyon.

Il sera préservé dans une forme très proche de son état initial.

Dans le cadre de cette rénovation, toutes les œuvres présentes dans le bâtiment ont été déménagées, recensées et sont à présent protégées dans une réserve externalisée.

Les travaux dits de de clos et couvert ont démarré pour assurer l'étanchéité à l'eau et à l'air du bâtiment. Façade et la toiture seront concernées par ces interventions. Les derniers aménagements remontent aux années 1960.

Les travaux porteront ensuite sur l’intérieur, avec la mise aux normes du bâtiment (accessibilité, installations techniques, sécurité …) et le renforcement des planchers.

L'ensemble de ces actions vise à préparer l’hôtel de Lacroix-Laval aux futurs aménagements du projet global.

La deuxième phase du projet, avec la construction de nouveaux espaces reliant l’hôtel de Villeroy à celui de Lacroix-Laval, devrait débuter en 2023.

Questions/Réponses

Pourquoi rénover le musée ?

Le musée dispose d’atouts indéniables mais restait dans la configuration du milieu du XXe siècle.

Pour préserver les collections et renouveler son attractivité, il devait engager un processus de rénovation optimale.


 Renouveler les parcours muséographiques

Au XIXe siècle, Natalis Rondot chargé de préfigurer le musée avait imaginé un musée d’Art et d’Industrie regroupant tissus et objets d’art. Le musée d’art et d’industrie inauguré le 6 mars 1864 sera par la suite divisé entre le musée des Tissus et le musée des Arts décoratifs de Lyon.

Le projet de rénovation va permettre de réunir les collections du musée comme l’avait rêvé Natalis Rondot au XIXe siècle. La séparation en deux musées distincts n’apparait plus comme pertinente. Les textiles doivent être appréhendés dans leur complémentarité avec les arts décoratifs et les beaux-arts.

Dans les parcours de visite, les nouvelles technologies offriront une information riche et variée et amélioreront la compréhension et l’attractivité des collections.

Différents équipements permettront de multiplier les niveaux d’information selon l’intérêt des visiteurs et ce dans plusieurs langues.


 Faire du musée un lieu d’inspiration et d’étude, un lieu de vie

En plus du parcours de référence, le visiteur pourra découvrir des expositions temporaires, des résidences d’artistes et des ateliers de création. Grande nouveauté également, un lieu de créativité autour des savoir-faire textiles prendra place dans le musée. Celui-ci doit également devenir un lieu de valorisation de la recherche sur le textile, un lieu reconnu de diffusion des savoirs, en développant le centre de documentation, avec de nouveaux espaces et un accès facilité aux collections, en particulier aux albums d’échantillons.

Enfin, un auditorium de 150 places, le café en terrasse, le restaurant sur le toit, la boutique et bien sûr le jardin préservé seront également au cœur de ce musée des Tissus entièrement repensé pour faire vivre au public une visite plus immersive.


 Moderniser les espaces techniques

La spécificité des collections textiles et des bâtiments qui les abritent présentent de fortes contraintes.

L’absence de travaux faisait peser des risques sur la plus belle collection textile au monde, compte tenu de la vétusté des espaces.

Les musées sont aujourd’hui des lieux hautement technologiques pour garantir la préservation des collections et la sécurité du public. La conservation sur site des collections est un enjeu important à l’heure où de nombreux musée font le choix d’externaliser leurs réserves. Il est pourtant primordial de conserver les collections sur place à disposition des chercheurs et ce, dans des conditions optimales.


 Unifier le musée, faciliter les circulations

Le musée regroupe des bâtiments prestigieux idéalement situés au cœur de Lyon entre Saône et Rhône. Aux deux hôtels particuliers du XVIIIe siècle, l’hôtel de Villeroy qui accueille les collections de tissus et celui de Lacroix-Laval consacré aux arts décoratifs, se sont progressivement rajoutés au cours du XXe une ancienne salle de spectacle qui s’ouvrait sur la rue Auguste Comte et les bâtiments modifiés pour abriter l’administration, les réserves et l’atelier de restauration. Ces phases de réaménagement successives et les changements d’affectation des espaces au fil du temps ont rendu complexe la compréhension architecturale du site et ses circulations.


 Mettre le musée aux normes d’accessibilité

Les bâtiments ne sont aujourd’hui pas aux normes d’accessibilité, des marches et escaliers se succèdent, rendant les visites très inconfortables pour des publics à mobilité réduite. Pour que le musée des Tissus devienne un musée accessible à tous, l’ensemble des circulations doit être revu.


Pourquoi faire tourner les œuvres dans le parcours permanent ?

L’exposition des textiles s’accompagne de contraintes fortes en termes d’intensité lumineuse, de durée d’exposition, de modes de présentation, de contrôle du climat et de la pollution., etc. La préservation des objets, mission principale de tout musée, implique donc une exposition restreinte dans le temps, suivie de longues périodes de repos dans les réserves. Il faut alors envisager le parcours permanent comme une succession d’espaces dont les thèmes seront permanents mais dont les objets textiles ou d’arts décoratifs seront présentés par rotation.


Le patrimoine est-il préservé ?

Le patrimoine existant, axé autour les lieux emblématiques du musée, les deux hôtels particuliers Villeroy et Lacroix-Laval sera préservé et embelli.

Perle architecturale du XVIIIe siècle, l’hôtel de Lacroix-Laval, inscrit aux monuments historiques, serait l’une des premières réalisations lyonnaises de Jacques-Germain Soufflot, à qui l’on doit le Panthéon à Paris et l’Hôtel-Dieu de Lyon.

Avant de réinscrire l’hôtel de Lacroix-Laval dans le projet global de rénovation du musée, il va être entièrement restauré et mis en valeur : rénovation des façades et toiture, renforcement des planchers, mise aux normes du bâtiment dont l’accessibilité, pour ensuite travailler dans le cadre du projet global sur le parcours scénographique.

L’hôtel de Villeroy, bâtiment non protégé au titre des monuments historiques, qui a déjà connu plusieurs modifications au cours des siècles, va également être restauré.

Enfin, une nouvelle construction reliera les deux hôtels XVIIIe et servira d’accueil et de distribution de l’ensemble du nouveau musée.


Qu’est-ce que le chantier des collections ?

En coulisses, un grand chantier de collection est en cours.

Il s’agit de recenser tout ce qui se trouve dans les réserves, de voir dans quel état sont les objets, de les enregistrer puis de les reconditionner avant d’engager les travaux dans le cadre du renouveau du musée, et de satisfaire à l’obligation légale de récolement décennal des musées de France.

Le chantier des collections se scinde en trois parties :

  • Le chantier des collections des arts décoratifs, déjà réalisé

  • Le chantier des collections textiles,

  • Le chantier sur les collections du centre de documentation et la bibliothèque patrimoniale.

Le chantier des collections aboutira à un transfert de l’ensemble des collections dans des réserves externalisées pendant la durée des travaux sur les bâtiments. Les réserves du musée doivent être intégralement repensées et organisées par typologie d’objets selon des critères de dimension, de matériaux, pour répondre à des besoins spécifiques de conservation. Les relations fonctionnelles avec le centre de conservation et de restauration, les zones de transports, les espaces d’exposition et de consultation doivent être prises en compte dans la réflexion.


J’ai une question sur le projet, à qui dois-je m’adresser ?

Vous pouvez déposer votre question sur la boite mail suivante : projetmuseedestissus@auvergnerhonealpes.fr