→ SON ET LUMIÈRES / YVES SAINT LAURENT / LES 5, 6, 7 DÉC. DE 18H À 22H, LE 8 DÉC. DE 18H À 21H.
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© musée des Tissus – Sylvain Pretto
© musée des Tissus – Sylvain Pretto
© musée des Tissus – Sylvain Pretto

L’atelier de restauration, une référence internationale

L'atelier de restauration et de conservation a vu le jour en 1985 non seulement pour répondre aux attentes du musée des Tissus, mais également au souhait de décentralisation de certaines activités du grand atelier de restauration des musées à Versailles. Créé sur le modèle de celui de la Fondation Abegg en Suisse à Riggisberg, près de Berne, il fut le premier du genre en France.


Son équipe, composée de restaurateurs du patrimoine formés à l’Institut national du patrimoine, veille aux conditions optimales de conservation et d’exposition des œuvres au sein des espaces et gère la restauration des collections. Leur rôle de conseil et de prescripteur en matière de conservation ou de présentation des œuvres fait de l’atelier une référence internationale dans le domaine de la restauration. Plusieurs futures générations de restaurateurs du patrimoine spécialisés en textile ont été formés en son sein.


Un travail de conservation préventive et de précision

La conservation préventive est l’une de ses principales missions. Étape primordiale dans la vie de l’objet, elle permet de diminuer les facteurs de dégradation (poussières, insectes, dégâts d’eau, lumière,…) et d’intervenir de manière minimale et réversible sur les objets. Elle permet ainsi d’éviter des restaurations lourdes et complexes sur les œuvres. Une action qui passe par le contrôle strict des conditions de manipulation, de conservation et de présentation. Les œuvres du musée sont stockées dans des espaces régulièrement contrôlés et surveillés. Une fois traitées, elles sont présentées au public en vitrine ou sous verre pour respecter des conditions optimales de conservation.

La restauration, quant à elle, commence par une étude historique et technique approfondie de l’objet. Réfléchie et adaptée à l’état de conservation de l’œuvre, elle comprend plusieurs étapes de nettoyage, de mise en forme et de consolidation réversibles. Elle permet ainsi de ralentir les dégradations, de protéger et de rendre sa lisibilité à une œuvre tout en respectant son intégrité historique. Une conservation-restauration ne doit pas être confondue avec une restitution ou une reconstitution et ne remplace à aucun moment la pièce originale. Pour répondre aux différentes problématiques soulevées par la restauration des œuvres, un équipement spécifique adapté au travail des pièces de grandes dimensions (table de lavage, table de verre, table aspirante, tables de travail…) et un laboratoire pour les opérations de teinture ont été intégrés à l’atelier.

Enfin, chaque intervention fait l’objet d’un rapport contenant toutes les informations relevées durant l’étude : la description de l’œuvre, son constat d’état, les étapes de restauration et les prises de vue avant, pendant et après le traitement.